Alors que le mois dernier Orange annonçait qu’Hadopi était dangereux, voici que la Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des droits sur Internet décide de sensibiliser les plus petits, avec un dessin animé, mettant en scène Super Crapule (déjà sur Twitter), qui est un cyber-méchant qui télécharge des musiques et des films, en écrasant des personnages avec son tracteur ! Mais là, interviens le super-héro, qui va sauver les pauvres auteurs, artistes, réalisateurs : HADOPI.
Un film qui a donc des allures de propagande, pour toucher les plus jeunes, diffusé sur France 5.
La loi Hadopi, dont l’intitulé exact est « Loi n°2009-669 du 12 juin 2009 favorisant la diffusion et la protection de la création sur internet » se présente comme une réponse appropriée pour lutter contre le téléchargement illégal, perçu comme le principal, si ce n’est l’unique, responsable de la chute vertigineuse du marché du disque, entre autre.
L’initiative politique est astucieuse. Elle a en effet le mérite de redonner du crédit à une droite française dont certains n’hésiteront pas à dire qu’elle a coutume d’adopter une attitude résolument condescendante vis-à-vis de la question culturelle.
Quelle sera l’efficience de la loi Création et Internet ? Cette dernière constitue-t-elle une preuve de l’évolution que connaît notre société depuis que le haut débit a investi les foyers français ?