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Dans la journée du mardi 16 mars, on apprends sur internet, et notamment Twitter (encore lui) qu’un train aurait déraillé dans le secteur de Mâcon, faisant 102 morts et plus de 300 blessés.
« Une explosion d’origine inconnue s’est produite aujourd’hui vers 8 heures à bord du TGV 1234, à proximité de Mâcon. Les premières estimations des pompiers feraient état de 102 morts et 380 blessés »
Le hic, c’est qu’aucun média ne transmet l’information, et seul les « twittos » ont mentionner ce message diffusé sur le site de la SNCF. On apprendra plus tard, qu’il ne s’agissait que d’un test réalisé par la compagnie, et Les Echos précise que, « la SNCF est une habituée de ce genre d’exercice de crise. Dix fois par an, la compagnie ferroviaire simule des scénarios qui doivent préparer ses équipes à une catastrophe ferroviaire. Un exercice d’envergure est prévu en avril, et tous les dirigeants de l’entreprise seront sur le pont. Une sorte de jeu de rôle grandeur nature, où, pendant toute une nuit, plusieurs dizaines de cheminots feront comme s’ils avaient à gérer une explosion dans un TGV. » Néanmoins, à aucun moment les utilisateurs devaient être au courant de cette manipulation.
Je ne veux pas tomber dans la psychose mais j’ai quand même quelques soupçons. Et si cet incident était en faite un plan de veille sur les médias et surtout sur les réseaux sociaux ? On peut se laisser imaginer que la SNCF à très bien pu faire une pierre deux coups, réaliser le scénario catastrophe mais aussi contrôler comment les médias mais surtout les réseaux sociaux peuvent réagir face à une catastrophe d’une telle envergure. Peut être pour essayer de mesurer d’une manière ou d’une autre comment l’information est diffusé, par quels biais et moyens, à quelle vitesse… Tant de données qui peuvent être importante en cas de « vrai » catastrophe et en terme de relation de crise. Car savoir qui transmet l’information, c’est aussi le moyen d’éteindre le feu quand c’est nécessaire. D’ailleurs la SNCF à réussi à rallumer la flamme, puisqu’on apprends, moins de 24 heures après la fausse annonce de l’accident, que la compagnie aurait diffusé des données clients.
« Le Canard enchaîné du mercredi 17 mars révèle une autre faille du système informatique de la SNCF. Selon l’hebdomadaire satirique, un hacker a gentiment prévenu la SNCF, lundi, que les données confidentielles de ses millions de clients titulaires d’une carte de fidélité étaient « accessibles en quelques clics » sur le Web. » source Le Monde
Ça fait beaucoup d’erreurs en peu de temps…
Les français savent que la télévision numérique terrestre va remplacer l’analogique, mais peu en connaissent la date. Cet arrêt est programmé pour le 30 novembre 2011. En attendant cette coupure de la télévision analogique, l’événement attendu est le lancement de la radio numérique terrestre (RNT). Le projet est actuellement en pause pour des raisons de surcoût. On parle d’un investissement de 126 à 188 millions d’euros supplémentaires, pour les radios, par an. Le gouvernement l’avait annoncé pour Noël 2009, et néanmoins, le projet numérique de la radio pourrait voir le jour, cette fois, à la fin de l’année 2010, comme l’a annoncé Michel Boyon, président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA).
Il y a quelques mois maintenant, certains ont remarqué sur leurs postes radio, qu’il y avait un bandeau défilant, en plus du nom de la station, avec le titre et l’interprète de la musique qui était entrain de passer. Beaucoup ont cru que c’était les tests de la RNT, alors qu’il s’agit simplement d’une fonction d’envoi de donnée du RDS. Il parait pourtant évident que la RNT ne peut être reçue que par un appareil disposant d’un tuner numérique, comme avec la télévision. Néanmoins, des tests sont faits régulièrement depuis quelques années du haut de la Tour Eiffel, avec certains équipementiers.
Quand on parle de RNT, on a du mal à s’imaginer que la population va courir s’acheter un récepteur pour bénéficier d’une qualité de son meilleur et de la fréquence unique. Il est clair que la radio numérique ne connaîtra pas le même sort que la télévision, pour une raison simple. Lorsque l’on a parlé de la télévision numérique, on a parlé en même temps de l’arrêt de la télévision analogique, de ce fait, la population s’est senti comme obligée d’investir dans des tuners, ou d’en profiter pour renouveler leurs postes. Dans le cas de la radio, on ne parle pas d’arrêt de l’analogique, et son lancement est constamment repoussé. De mauvais points pour la RNT.
# Un nouveau support publicitaire
On sait déjà que les récepteurs de la RNT vont permettre d’afficher tout un tas d’informations sur la station de radio, sur la musique qui passe, les paroles de chansons. Certains parlent même de pouvoir acheter les musiques directement via une connexion avec notre mobile. Outre ces différentes possibilités techniques, les récepteurs vont également être de nouveaux supports publicitaires. En effet, la norme T-DMB, retenue par le gouvernement, permet d’envoyer un signal audio numérique (DAB) mais également un flux vidéo.
Pendant la coupure publicité, il sera donc possible d’afficher sur le support une image, et même une vidéo, ou encore un lien en rapport avec la publicité qui est entrain de passer. Cela va encore permettre à l’utilisateur de vivre de nouvelles expériences.
C’est également ce que TF1 est entrain de mettre en place, mais pour la télévision, avec son boîtier TV Plus. Lorsqu’une publicité passera, vous pourrez obtenir plus d’informations grâce à la télécommande, ou alors via un sms à envoyer vers un numéro du type 123 123.
# Les contenus numériques enregistrables
A l’heure où la loi Hadopi fait parler de plus en plus d’elle, on peut se demander comment les contenus numériques diffusés par les radios vont pouvoir être protégés avec la RNT.
Car il est évident que le schéma va se reproduire, comme à l’époque des cassettes, et des MP3 aujourd’hui. On ne peut pas encore répondre à cette question, car même si l’appareil ne permettra pas l’enregistrement de contenu, ce qui serait très étonnant, l’utilisateur trouvera toujours un moyen détourné pour obtenir satisfaction, et ainsi enrichir les bases de données des sites illégaux de téléchargement. Néanmoins, si l’on reste optimiste, on peut imaginer, que si l’utilisateur a accès à un téléchargement légal de qualité et à un format exportable vers d’autres supports, alors on peut espérer que la fraude numérique ne va pas exploser.