Sense Networks, la start-up qui localise
Une start up américaine propose un nouveau service, car si la géolocalisation permet de savoir où est un téléphone mobile (donc sous entendu une personne) Sense Networks a mis en place un algorithme permettant en plus de connaître la localisation d’une tierce personne, d’identifier le possesseur d’un téléphone. Anand Venkatamaran, le directeur technique de la start up, dit que ses équipes ont pensée le programme de façon agnostique , « c’est à dire capable de digérer n’importe quel type d’informations. On peut bien sûr pister les téléphones grâce aux relais télécoms, mais ce n’est pas toujours assez précis. On peut aussi repérer les Smartphones quand ils passent à portée des réseaux Wi-Fi dont on connaît l’emplacement grâce à des bases de données spécialisées. Enfin, avec les nouveaux Smartphones, tout est à la fois facile et précis, puisqu’ils sont équipés d’une puce GPS qui diffuse leurs coordonnées de longitude et de latitude vers toute une gamme d’application ». Le programme permet ainsi de déterminer l’âge, si la personne dispose de moyens aisés ou non, le sexe du propriétaire du téléphone. Toutes ces données sont pensées en terme logique, car pour déterminer le sexe par exemple, le moteur d’intelligence artificielle va calculer les fréquentations dans les salons de beauté, dans les magasins de vêtements, etc. Comme l’explique le directeur technique de la start up, « par exemple, notre système calcule l’âge d’un possesseur de mobile en se basant sur sa vitesse moyenne de déplacement. Les jeunes bougent vite, souvent et de façon imprévisible. Les plus âgés se déplacent de façon plus lente et plus régulière ». A. Venkatamaran affirme également que la force du système est de ne pas être intuitive. « Nos algorithmes ne reposent sur aucun présupposé humain, ils sont vierges de toute règle préconçue du genre ».

Pour une entreprise, avoir accès à ce genre de données, c’est lui offrir la possibilité concrète de connaître ses clients et leurs habitudes, mais également avoir accès à une liste de prospects pouvant être intéressés par la marque, sans pour autant acheter les produits ou consommer les services. Une enseigne pourra donc étudier le comportement et les rythmes de fréquentation de ses points de vente, avoir un œil sur les fréquentations de la concurrence et surtout connaître l’univers du client et ainsi essayer de le toucher plus personnellement avec des actions marketing en point de vente ou en street-marketing en fonction des fréquentations de ses lieux favoris.
Comme on l’a vu, le système peut ainsi déterminer tout un tas de données de positionnement et donc en déduire des consommations aussi diverses que possible, et dans une logique commerciale, comme l’explique A. Venkatamaran « nous pouvons déterminer qu’un possesseur de mobile prend le même train de banlieue tous les jours à la même heure. Nous pourrions lui proposer de regarder sur son Smartphone une programme vidéo dont la durée correspond exactement à son trajet ». Et les données antérieures pourront également proposer intuitivement le contenue de la vidéo en fonction des passions de la personne, comme l’a imaginé l’entrepreneur, mais avec les recherches Google. Dans le futur il aimerait voir son programme associé à celui de Google sur mobile. « Quand vous posez une question à Google via votre mobile, celui-ci pourrait la faire transiter par la plate forme de Sense Networks. Ainsi, nous pourrions faire à Google des recommandations basées sur les informations personnelles que nous possédons sur vous. Le moteur vous renverrait alors des résultats sur mesure, spécialement adaptés à vos goûts ou à votre mode de vie ».
Depuis quelques années maintenant, la marque a lancé CitySense, une application BlackBerry, qui mesure le taux d’occupation de la ville et de ses moyens de transport à partir des traces fournies par les usagers en échange du service. Les données personnelles de localisation sont traitées par un système de la marque : MacroSence. Il s’agit d’une plate-forme d’analyse de données de localisation des mobiles en temps réel, permettant d’établir des recommandations pertinentes, la personnalisation et la découverte.


mais bon cette application,est assez flippante,on imagine les dérives!
@ muondo : On peut effectivement imaginer le pire ! Mais parait-il que les données collectées seraient sécurisées…