Pourquoi j’ai arrêté Foursquare
Social Gaming née en Mars 2009 à New York, Foursquare est une application mobile basée sur le principe de la géolocalisation et dans la veine du realtime web. L’application est disponible sur différentes plateformes comme iPhone, Android, Blackberry ou Windows Mobile. Le principe est de mentionner sa position géographique via un « Check In » qui est associé à un lieu, appelé « venue » : Gare routière, restaurant, magasin, … A chaque « check in », on peut associer un message de 140 signes, pour donner son avis sur l’endroit où l’on se trouve. Et ce n’est pas tout, puisque pour donner l’effet « gaming » de l’application, l’utilisateur peut devenir le maire des lieux dans lesquels il se rendra le plus souvent. Une compétition s’installe donc entre les différents utilisateurs pour devenir le maire du plus possible de lieu à la fois, et surtout le maire d’endroit prestigieux. A tout cela se rajoute les badges, que les « voyageurs » peuvent gagner en fonction de différents critères, comme par exemple :
Télécharger la liste complète des badges (pdf)
Mais voilà, le concept perd vite de l’intérêt une fois que l’on est devenu le maire d’une vingtaine de « venues », car contrairement aux Etats-Unis, le concept n’est pas encore exploité par les marques, qui arrivent à redonner un intérêt à l’application. Prenons le cas de Starbucks, qui a vite compris l’engouement pour l’application et a mis en place un badge spécial, décerné aux habitués des points de vente de la marque. Ce n’est pas tout puisque la marque de café met également des opérations de promotions via l’application, en décernant aux maires, des promotions sur les produits de l’enseigne.
C’est clairement ce qui manque chez nous ! Mais il parait logique que le nombre d’utilisateur outre-atlantique n’est pas comparable par rapport à la France. Même si l’application se démocratise au fil des mois, elle reste tout de même embarqué dans les mobiles des plus « Geek » d’entre nous. Mais n’est ce pas un levier intéressant pour un marque que d’être précurseur, du moins en France, sur ce genre de support. Les sociétés de transport par exemple, comme la SNCF qui pourrait mettre en place des badges pour différencier les voyages occasionnels, les voyageurs réguliers et les grands voyageurs, et utiliser ces données pour proposer à ces clients une offre promotionnelle, ou alors l’une des cartes de fidélité que propose déjà la SNCF (carte senior, 12-25, …), pour ceux qui n’en bénéficierait pas encore. Une manière assez astucieuse de gagner en proximité avec sa clientèle, et surtout en sympathie.
Pour les petits commerces, comme l’exemple au dessus, de ce restaurateur américain, qui offre la consommation à celui qui sera le maire de son bar. En France, on aurait tout de fois du mal à mettre en place ce genre d’opération, car les restaurateurs n’ont pas la même approche de la relation client, ou plus généralement du marketing, que les américains. Mais il y aurai pourtant d’après moi, un coup à jouer pour les plus audacieux… Peut être que le principe intéressera les marques quand l’affluence pour le concept se fera plus ressentir auprès d’un public plus large.
En tout cas, à l’heure actuelle, Foursquare m’a perdu, et je perds par la même occasion tous mes « mayorship », mais je ne désespère pas de réutiliser l’outil pour des « check in » qui valent vraiment le coup. Utiliser l’application dans un autre contexte, surtout si des marques viennent s’y greffer.
Commentaires
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- Youngplanneur - Mais où va s’arreter Foursquare ? - [...] y a un tout juste un an, j’écrivais un article sur Foursquare : Pourquoi j’ai arrêté Foursquare ? Pour ...



Un bon article, dans lequel je retrouve les raisons qui me font de moins en moins checker.
Cependant, d’après moi, il y a 3 dimensions à Foursquare:
- Social Gaming
- Networking
- Crowdsourcing
Et pour moi, les deux dernières dimensions, restent de bonnes raisons de se donner la peine de checker à droite à gauche.
Reste que quand on m’offrira un demi for free, la vie sera plus géolocalisée pour moi, comme pour toi apparemment ^^
Hum pour moi le probleme n’est pas que dans le « reward » un peu merdique en France, puisque en effet personne ne s’y intéresse ; c’est plutot
- la gueguerre un peu débile pour le « mayorship » qui pollue les timelines facebook et twitter
- la tres faible valeur ajoutée des commentaires, alors qu’on est censé alimenter cette base gratos en donnant bien gentiment toutes ses habitudes de consommation, comme un vrai galérien d’orwell.
- le fait qu’on n’a pas envie de voir tout le monde rabouller parce qu’on a « checké » qq part.
C’est peut etre l’avenir, mais c’est franchement un avenir un peu pathétique que de se foutre sur son mobile des qu’on arrive qq part pour dire « hey je suis au bar de l’ambassadeur ». Who cares ?
@Exploreur : L’expérience de géolocalisation est toujours sympathique, certes mais on s’en lasse vite… Je me rappelle de Google Latitude qui était innovant, les 5 premiers mois.
@Carlos75 : Je suis complètement d’accord avec toi à propos de cette « pollution des timelines » ! Checker pour Checker n’a pas d’intérêt, Checker pour rencontrer/partager, là c’est justifié…
J’utilise plusieurs produits similairespar curiosité, et Dismoioù me semble le plus utile. Je l’utilise beaucoup en déplacement pour trouver un resto par exemple.
@Sanji : Effectivement, on m’a dit beaucoup de bien de DisMoiOu, mais je n’ai pas eu la chance de tester l’appli…
Je recommande également Yelp, symétrique de 4sq sur la répartition « check-in / tip »: sur Yelp, l’intérêt premier est la rédaction des articles, plus que la géolocalisation. Sur Foursquare, j’ai le sentiment que la rédaction de tips passe pour le moment après la « bataille » pour décrocher des badges et battre ses amis en nombre de mayorships.
Perso, je trouve les deux complémentaires!